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ahlam5 ressources en eau et utilisations dans le monde

: [ 09-04-2010 - 11:33 ]


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RESSOURCES EN EAU ET UTILISATIONS DANS LE MONDE
IDÉES REÇUES ET RÉALITÉS
Jean MARGAT
Conseiller au Bureau de Recherches Gologiques et Minires dOrlans la Source
Vice-Prsident du Plan Bleu

Rsum


La gographie physique des ressources en eau renouvelables est ancre sur celle des flux terrestres du cycle de l'eau : ne pas la confondre avec la rpartition des stocks d'eau douce de l'hydrosphre.
Les ressources en eau sont-elles naturelles ?
Toutes les eaux continentales renouveles par le cycle de l'eau ne sont pas ressource, ni la seule ressource.
Est-ce l'eau ou l'humanit qui est mal rpartie ?
Les liens entre la gographie des ressources en eau et les densits de population sont rompus.
Les pays riches utilisent-ils plus d'eau que les pays pauvres ? Niveau de dveloppement et demandes en eau sont sans rapport, ni prsent ni en tendances.
La pauvret explique bien plus que la raret des ressources en eau les dfauts d'accs l'eau potable d'une partie de l'humanit.
PRÉAMBULE
L'eau est un sujet majeur de la gographie physique, aussi bien qu'humaine et conomique, du monde au XXIe sicle, un thme de choix pour les analystes de l'tat du monde, les promoteurs du dveloppement durable, les prospectivistes et les communicateurs...
Pourtant les visions gnrales et les prsentations mdiatises sur les ressources en eau du monde et leurs utilisations humaines ne sont pas exemptes d'ides reues qu'il convient de comparer aux ralits.
Pour s'en tenir aux ides les plus courantes : est-il pertinent de mesurer les ressources en chiffrant les volumes d'eau de la plante ? de confondre les ressources avec toute l'eau que son cycle met en mouvement sur les continents, en assignant au cycle de l'eau le rle premier, sinon exclusif, de pourvoyeur de ressource pour l'humanit ? d'incriminer la nature de mal rpartir ces ressources ? Puis de lier les ingalits d'utilisation d'eau dans le monde aux seules disparits de dveloppement et de richesse ? Enfin d'imputer le manque d'accs l'eau potable dont souffre aujourd'hui un cinquime de l'humanit la raret des ressources ?
Sur toutes ces questions les ralits sont assez loignes des ides reues et parfois les contredisent.
1 - Ressources en eau et masses d'eau de l'hydrosphre : ne pas confondre

Ressources renouvelables pour l'essentiel les ressources en eau sont constitues par des flux et non par des stocks, comme d'autres matires premires, et ces flux d'eau douce sont naturellement entretenus par le cycle de l'eau dans ses emprises continentales.
Malgr cette vidence banale, bien des synthses mdiatiques ou vulgarises sur les ressources en eau du monde dbutent par un tableau, souvent illustr, des stocks d'eau de la plante ultra-mondialiss, en somme de la rpartition des masses d'eau de l'hydrosphre, ce qui n'a rien voir.
Par exemple : le schma du rcent Atlas mondial de l'eau qui parle bien de ressources, ou mme le tableau initial du chapitre sur les Water resources du volumineux UN World Water Development Report prpar par l'UNESCO1 et prsent au 3e Forum mondial Kyoto (2003). Mme la FAO y fait cho en crivant dans sa rcente publication Dverrouiller le potentiel de l'eau en agriculture (2003) que l'eau douce liquide ne constitue qu'environ un pour cent des ressources mondiales en eau .
Ces prsentations assimilent ( tort) l'eau une ressource non renouvelable, comme les hydrocarbures...
Faut-il rappeler que les stocks ou rserves d'eau douce continentales notamment d'eau souterraine ont seulement une fonction rgulatrice (suivant leur variabilit) et permettent aux rgimes des prlvements de s'affranchir un peu, localement, des variations naturelles des flux, mais qu'ils ne constituent pas en eux-mmes des ressources, hormis le cas trs particulier des ressources non renouvelables ( eaux fossiles ) notables seulement en quelques rgions arides ?
De plus les rservoirs de la plante, notamment d'eau douce, ne sont pas universels : ils sont trs ingalement rpartis et compartiments l'extrme. Aussi leurs sommations, mondiale ou continentales, sont peu significatives...
2 Les ressources en eau sont-elles naturelles ?

Il est traditionnel (et sans doute avantageux) pour les hydrologues d'identifier les ressources en eau renouvelables tout l'coulement ou runoff - superficiel et souterrain des eaux continentales, en somme un fruit de la nature.
En tmoignent, au plan mondial, les synthses successives de la Dcennie hydrologique internationale (1965-1974) promue par l'UNESCO, prolonge jusqu' nos jours un rythme quinquennal par le Programme hydrologique international (PHI) : cf. l'ultime monographie mondiale de I. Shiklomanov titre World Water Resources at the Beginning of the 21st Century dite en 2003, ainsi que la rcente statistique mondiale compile par la FAO Review of World water resources by country (2003). La plupart des monographies nationales pratiquent la mme assimilation, base sur une hydrogographie et des donnes hydrologiques plus ou moins riches et dtailles.
Des cartographies varies accompagnent et illustrent ces monographies, mais posent aussi problme (encadr 1).


Encadr 1

Quelles gographies des ressources en eau ?

Donner des images du partage plantaire de l'eau douce est le propos de cartographies varies, mondiales ou rgionales et gnralement petite chelle, de la rpartition des flux d'apport, prsentes comme des gographies des ressources en eau . Ces flux moyens, dduits de donnes hydrologiques mesures ou calcules, sont reprsents :
  • soit comme des variables rgionales continues, similaires et comparables aux prcipitations (fig. 1) ou discrtes par maille, ou encore en densit moyenne estime par pays (fig. 2), exprimes en flux par unit de surface ou en mm/an ;


  • soit cumuls, rapports des aires dfinies (zone climatique (fig. 3), continent, pays (fig. 4), rgion ou bassin fluvial...), chiffrs en km3/an.

Ces cartographies mettent en vidence l'extrme ingalit de rpartition des apports moyens et peuvent tre utilement compltes par celles des rgimes et des variabilits dans le temps. Mais suffisent-elles dcrire une gographie des ressources en eau ?
En se focalisant sur la gense des coulements certes primordiale en hydrologie elles entrinent l'identification apports-ressources et dlaissent la gographie des structures (rseaux hydrographiques et bassins versants, systmes aquifres) qui organisent et rgularisent plus ou moins les coulements et commandent largement l'accessibilit qui importe d'avantage pour valuer les ressources en eau.
Dcrire la rpartition de l'eau l o elle peut tre prise et/ou stocke (rservoirs potentiels), par exemple par une cartographie des fleuves classs par dbit moyen (fig. 5), est sans doute plus directement instructif et prfrable.
Cette vision hydrologique des ressources en eau dites naturelles appelle pourtant un bmol et un dize, surtout pour les comparer aux besoins humains.
2.1. Un bmol
Toutes les eaux douces continentales renouveles par le cycle de l'eau sont-elles des ressources en eau pour l'humanit ? Bien videmment non, pour plusieurs raisons toutes aussi fortes :
  • tout l'coulement engendr dans chaque territoire n'est pas matrisable et utilisable en pratique et des cots acceptables, du fait de sa variabilit, de son ingale accessibilit, ou de dfauts de qualit de l'eau ;
  • les coulements sont en grande partie transfrontaliers (60 % de l'coulement mondial) et offrent donc des ressources en partage entre plusieurs pays ;
  • l'humanit doit partager les eaux de la nature avec d'autres convives de la biosphre et ne peut (doit) donc accaparer toutes les eaux disponibles .
La conjonction de critres socio-conomiques, gopolitiques et cologiques ramne les ressources en eau relles, exploitables, globalement l'ordre du tiers (environ 13 000 15 000 km3/an) de l'coulement moyen mondial, avec des proportions varies dans chaque pays.
Aussi convient-il d'en finir avec le concept de ressources naturelles et d'abandonner la confusion entre coulement et disponibilits (ou availability ) encore trop rpandue. Cf. en particulier la comparaison globale, compltement irraliste, entre le flux des eaux douces continentales et la population mondiale qui amne chiffrer une disponibilit moyenne toute thorique, voisine de 7 000 m3/an par habitant de la plante2 prsent ! Ou encore, en tablant sur des besoins en eau par tte (pour toutes utilisations ex-situ) de 1 000, voire 1 700 m3/an, estimer que la plante pourrait faire vivre jusqu' 23 milliards de terriens !
Est-il besoin de le souligner, ces moyennes ultraglobales, pour frapper l'esprit, sont doublement irralistes ; elles supposent :
  • que toute l'eau de la nature peut tre rgularise et redistribue mondialement sans limite, en matrisant aussi bien les variabilits que les disparits spatiales d'occurrence ;
  • et que l'humanit s'arroge le droit d'accaparer toute l'eau douce de la plante.
Il est temps de comprendre et faire comprendre que les ressources en eau sont un concept physico-conomique et non pas seulement naturaliste, qu'elles sont valuer et non pas seulement mesurer, qu'elles rsultent de la conjonction des occurrences de la nature et de l'art et des moyens humains.
2.2. Un dize
Tout d'abord les ressources renouvelables exploitables suivant les critres rappels ci-dessus peuvent tre prleves et utilises plusieurs fois, ce qui permet de satisfaire des demandes suprieures leur flux moyen : les eaux retournes (non consommes) aprs un premier usage sont remobilisables et rutilisables sous forme de ressources secondaires qui s'ajoutent aux ressources primaires. C'est ds prsent le cas dans quelques pays comme Egypte (qui utilise 140 % de ses ressources renouvelables primaires, presque entirement exploitables) ou en Isral.
Ngliger ce fait, en ne comparant les demandes en eau qu'aux ressources primaires, rputes ne servir qu'une fois, conduit surestimer les tensions sur les ressources et les risques de dsquilibre.
Par ailleurs et surtout, faire correspondre les ressources aux seules eaux coules considres en hydrologie, dites eaux bleues , nglige l'utilit d'une grande partie de l'autre flux de retour du cycle de l'eau sur les terres merges, le flux d'vapotranspiration relle consomm par les cultures ou d'autres vgtations utiles dit eaux vertes ou ressources pluviales , que les hydrologues qualifient tort de pertes . Bien que ces eaux vertes constituent des ressources d'une autre nature, non directement amnageables, elles contribuent largement la vie de l'humanit par les productions agro-alimentaires en vitant l'agriculture de recourir l'irrigation, donc en pargnant les eaux bleues . Le chiffrage des eaux vertes est plus malais et leur sommation a moins de sens que ceux des eaux bleues , mais leur flux est globalement du mme ordre que celui des eaux bleues exploitables (environ 8 000 km3/an en moyenne) et leur gographie tout autant contraste peut aussi s'esquisser (fig. 6).
3 Est-ce l'eau ou l'humanit qui est mal rpartie sur la Terre ?

Il est classique de juger de l'abondance ou de la raret des ressources en eau, naturelles ou exploitables, en les rfrant aux populations plutt qu'aux superficies des territoires de chaque pays. Une gographie des ressources en eau par habitant (en moyenne par pays), prsentes (2000), voire futures (2025), ainsi que des statistiques comparatives en dcoulent et mettent en vidence une extrme disparit : de moins de 100 plus de 100 000 m3/an de ressources naturelles par habitant actuellement, mme en anne moyenne (fig. 7).
Attribuer cette ingalit de rpartition des ressources en eau dans le monde un dfaut de la nature, c'est pourtant oublier l'antriorit de la nature par rapport l'humanit... La prolifration moderne de populations en rgions ressources en eau rares n'est pas imputable la nature. Aussi serait-il plus pertinent et parlant de baser cette gographie des ressources en eau relatives sur le ratio inverse, en reprsentant la varit des densits de population par rapport aux units de ressource ou indice de comptition (M. Falkenmark, 1997), qui s'chelonne de moins de 10 plus de 10 000 habitants par million de m3/an de ressources naturelles (fig. 8).
Les disparits seraient encore plus criantes si l'on se rfrait aux seules ressources exploitables3.
C'est sur les chelles de ces indicateurs que se situent les seuils souvent admis (M. Falkenmark, 1997) pour valuer les situations de tension ( water stress ) ou de pnurie :


Seuil de tension :
1 000 m3/an de ressources en eau moyennes par habitant, ou 1 000 habitants par hm3/an de ressources
Seuil de pnurie :
500 m3/an de ressources en eau moyennes par habitant, ou 2 000 habitants par hm3/an de ressources


Suivant les statistiques et les projections dmographiques les populations affectes seraient au minimum (sans prendre en compte des diversits internes dans certains pays) les suivantes :


Ressources en eau naturelles par habitant (moyenne par pays) en m3/an
Populations en M habitants

2 000

2 0254
500 1 000
tension
146

(10 pays)
629
(14 pays)
< 500
pnurie
110

(19 pays)
223
(24 pays)
Ensemble < 1 000

256

(29 pays)
852
(38 pays)







4 Les pays riches (dvelopps) utilisent-ils plus d'eau que les pays pauvres ( en dveloppement ) ?
La pense que les pays riches (dvelopps) doivent consommer plus d'eau notamment par habitant que les pays pauvres ( en dveloppement ), comme ils consomment plus d'nergie et d'autres biens, est ancre dans l'idologie tiers-mondiste et largement mdiatise, en rsultant souvent d'une confusion entre le seul secteur de l'alimentation en eau potable o c'est bien le cas, cf. ci-aprs 5 et l'ensemble des utilisations d'eau.
Les relations entre le dveloppement socio-conomique et les quantits d'eau utilises dans chaque pays (pour toutes utilisations) ne sont pas si simples et leur analyse doit se baser sur des faits, malgr les dfauts de bien des statistiques nationales... Il est patent que l'utilisation d'eau par habitant, estime en moyenne dans chaque pays, varie l'extrme : de moins de 20 plus de 5 000 m3/an en fin du XXe sicle ; la moyenne mondiale d'environ 600 m3/an a donc peu de sens... Mais la comparaison entre les PNB par habitant, pris comme indicateurs du niveau de dveloppement (malgr leur insuffisance), et les demandes en eau totales par tte de tous les pays du monde ne rvle aucune relation (fig. 9), contrairement ce qui s'observe, par exemple dans le domaine de l'nergie. Les quantits d'eau utilises par unit de PNB varient dans le monde dans le rapport de 1 1 000 ! : de moins de 10 litres plusieurs m3 par $ de PNB. Les pays les plus consommateurs d'eau par tte ne sont pas les plus dvelopps, loin de l.
Cela est d au fait que les activits les plus utilisatrices d'eau ne sont pas celles qui contribuent le plus la formation du PNB, l'agriculture irrigue tout particulirement. En outre, l'irrigation pse peu ou nullement dans les demandes en eau de beaucoup de pays dvelopps du Nord.
Aussi la gographie des relations entre PNB et demandes en eau (par tte) est-elle trs disparate (fig. 10). Les pays les moins utilisateurs d'eau par $ de PNB comptent la fois des pays trs dvelopps (Europe, Amrique du Nord, Japon) et des pays en dveloppement inter-tropicaux o l'irrigation est accessoire, tandis que les pays les plus utilisateurs d'eau par $ de PNB sont ceux de la zone aride ou semi-aride o le poids de l'irrigation est crasant sans pour autant favoriser le dveloppement (sous-continent indien, Asie centrale, valle du Nil...).
En outre les carts prsents tendent s'accentuer : les volutions constates depuis une ou deux dcennies montrent que c'est dans la plupart des pays dvelopps que les demandes en eau par unit de PNB ont t le plus dcroissantes.
5 Quelle est la cause majeure des manques d'accs l'eau potable dans le monde ?

Plus d'un milliard d'tres humains seraient actuellement privs d'accs l'eau saine selon les estimations prsentes aux rcentes confrences mondiales (Johannesburg 2001, Kyoto 2002)5.
Mme si les statistiques disponibles ce sujet ne sont pas l'abri de critiques le concept d' accs l'eau saine (safe water), distinguer du taux de desserte ne semble pas dfini partout de manire homogne... , cette situation pose l'vidence un problme majeur l'chelle mondiale mais il importe de ne pas se contenter d'un chiffrage global, mme s'il est frappant, et d'examiner la gographie de ces dficiences (fig. 11) pour mieux en analyser les causes.
Contrairement ce qui est parfois avanc et souvent cru, ces dfauts ne sont pas imputables principalement la raret des ressources, donc aux difficults et aux cots de mobilisation de l'eau qu'elle implique. Faut-il rappeler que la production d'eau potable reprsente peine le dixime des demandes en eau totales mondiales ? Par contre une relation statistique est plus vidente entre ce taux d'accs et le niveau de dveloppement, mesur encore par le PNB par tte : c'est visiblement dans les pays les plus pauvres, mme ceux de rgions intertropicales ressources en eau abondantes, que les taux d'accs sont en moyenne les plus bas mais aussi les plus disperss, ce qui rvle l'effet des diffrences de politique publique , tandis que dans la plupart des pays de la zone aride ou semi-aride mieux dvelopps grce notamment au ptrole les taux d'accs sont aussi levs que dans les pays industrialiss (fig. 12).




En brve conclusion
Une vision plus raliste et pertinente de la gographie mondiale des ressources en eau et de leurs utilisations, qui doit rsulter d'approches pluridisciplinaires, est au premier chef de la comptence des gographes.
Bibliographie

Bethemont J. (1999) Les grands fleuves (A. Colin, 255 p., Paris).
Diop S., Recacewicz P. (2003) Atlas mondial de l'eau. (Ed. Autrement/PNUE/Mmorial de Caen, 63 p., Paris).
Falkenmark M., Lundquist J. (1997) World Freshwater Problems Call for a new realism. (Stockholm Envir. Inst., in Comprehensive Assessment of the Freshwater resources of the World , UN Comm. For sustainable development, 53 p., Stockholm).
FAO (2003) Review of world water resources by country (FAO, 112 p., Roma).
FAO, Kijne J.W. (2003) Dverrouiller le potentiel de l'eau en agriculture (FAO, 64 p., Rome).
Lambert R. (1996) Gographie du cycle de l'eau (Presses universitaires du Mirail, 439 p, Toulouse).
L'Vovich M.I. (1974) World water resources and their future (Mysl' P.H. Moscow, English translation, 1979, AGU, Washington).
Margat J. (1994) Les utilisations d'eau dans le monde. tat prsent et essai de prospective (UNESCO, projet M-1-3 du PHI-IV, dcembre, 87 p., Paris).
Margat J. (1996) Les ressources en eau. Conception, valuation, cartographie, comptabilit . (Ed. BRGM et FAO, sr. Manuels & Mthodes, n 28, 146 p., Orlans, Rome).
Margat J. (1997) L'eau dans le monde : ressources et problmes. (Sympos. sur la gestion de l'eau au Qubec, Montral, 10-12 dcembre, 10 p. + annexe, 6 cartes).
Margat J., Tiercelin J.R., coord. (1998) L'eau en questions (Ed. Romillat, 301 p., Paris).
Margat J. (1998) Eau, dveloppement conomique et population. (Revue franaise de Goconomie, n 4, hiver 1997-1998. Ed. Economica, pp. 63-76, Paris).
Margat J. (2003) La rpartition des ressources en eau dans le monde. (Conf. Palais de la Dcouverte, Six jours pour dcouvrir l'eau. La plante bleue , 17 mars 2003, Centre d'information sur l'eau, Paris).
Shiklomanov I.A. ed. (1997) Assessment of Water Resources and Water Availability in the World (UN, UNESCO, & al., Ed. Stockholm Environment Institute, 88 p., Stockholm).
Shiklomanov I.A. , Rodda J.C. eds. (2003) World Water Resources at the Beginning of the 21st Century (UNESCO, PHI, Cambridge Univ. Press, 435 p., Paris, Cambridge).
UNESCO (2003) Water for people, water for life. The United Nations World Water Development Report (UN World Water Assessment Programme, UNESCO and Berghahn Books, Publ. 576 p., Paris.
WRI (2003) World Resources 2002-2004. (World Resources Institute, 2003, Whashington).
Liste des figures
Fig. 1 - Gographie de la gense des eaux courantes. Hauteurs moyennes annuelles de runoff en mm (d'aprs L'Vovich).
Fig. 2 - Densits moyennes des ressources en eau renouvelables naturelles (moyennes annuelles) de chaque pays, en mm/an (source FAO 2003).
Fig. 3 - Rpartition des ressources en eau naturelles terrestres entre les zones climatiques.
Fig. 4 - Ressources en eau naturelles internes de chaque pays (moyennes annuelles). Anamorphose cartographique (d'aprs FAO/AQUASTAT 2003).
Fig. 5 - Fleuves les plus abondants du monde ( dbit moyen suprieur 100 ou 1 000 km3/an).
Fig. 6 - Potentialits moyennes annuelles en eaux vertes pour l'agriculture pluviale.Fig. 7 - Ressources en eau naturelles renouvelables, internes et externes, par habitant (populations 2000) (d'aprs FAO/AQUATAST 2003).
Fig. 8 - Indices de comptition pour les ressources en eau naturelles renouvelables (populations 2000).
Fig. 9 - Relations dveloppement/demandes en eau.
Fig. 10 - Pays classs suivant le ratio indicateur de dveloppement (PNB par habitant 1997)/demandes en eau par habitant.
Fig. 11 - Relations entre taux de desserte en eau potable et indicateur de dveloppement (2000).
Fig. 12 - Proportions de la population ayant accs l'eau salubre dans chaque pays (2000). (Source UN/OMS-UNICEF 2003).
1 Water for people, water for life

2 7 300 m3/an en 2000 selon l'Atlas mondial de l'eau, en se basant sur un coulement global de 44 800 km3/an et une population de 6,14 milliards d'habitants.

3 Ce qu'empche le manque d'unicit universelle de dfinition, dont les critres sont propres chaque pays et souvent non explicits.

4 D'aprs les medium projections des Nations-Unies (2001).

5 1,3 milliards en 1995, dont 500 millions en Chine, selon la Commission Mondiale sur l'eau (2000) ; 1,1 milliards selon WHO/UNICEF 2000 privs d' access to improved water supply , dont les 2/3 en Asie et en Afrique, et une population rurale en grande majorit (950 millions).







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